AYOH


Depuis plusieurs mois maintenant, je partage des publications positives quotidiennes sur ma page Facebook "AYOH". Un réel challenge à l'heure ou attentats et autre crise migratoire rythment nos journées. A l'origine un réel ras-le-bol de tout le négatif qui envahit les réseaux sociaux.
Ces dernières années,  je fais un constat d'échec concernant la fonction première de ces réseaux, créés initialement pour sociabiliser. L'on se tire dessus à coup de commentaires interposés, l'on partage le maximum de photos et vidéos qui piétinent la dignité humaine, la masturbation intellectuelle est devenue la priorité de ces réseaux dit "sociaux". Le négatif a pris une place significative sur ces plateformes d'échanges et d'informations, la violence verbale et visuelle est devenue monnaie courante et cela ne semble choquer personne. Ou du moins, pas le plus grand nombre.

Consciemment ou pas, ces énergies négatives ambiantes et permanentes avaient un impact direct sur mes énergies, mes humeurs, mon rapport aux autres. Comme beaucoup, je me réveillais et m'endormais aussi avec les réseaux, à grand renfort de smartphone ou tablette.
Avant même de débuter ma journée, j'étais parasitée par des images ou des statuts qui me contrariaient et parfois même me mettaient en rage. Rendez-vous compte. Il s'agit du meilleur moyen de se prédisposer à passer une journée détestable.
Est-ce que je souhaite vraiment que mon humeur journalière soit dictée par les publications d'autres individus ?

Le cerveau humain à tendance à focaliser plus facilement sur le négatif que sur le positif. Ressasser ce qui ne va pas, pointer du doigt les choses à améliorer tout en faisant l'impasse sur tout ce qui a déjà été accompli. Rester immobile, figé dans sa zone de confort et ne surtout pas prendre de risque.
Je refuse de m'enliser dans mon petit confort, crever d'ennui et d'envie. Envie de faire mille et unes choses que je n'oserai jamais faire par peur d'échouer.
Face à cette équation, je choisis l'inconnue, cette inconnue source de découvertes et d'apprentissages... Une inconnue porteuse de tant de promesses.

Tout est question de perspective et en y regardant bien, je n'ai pas que cela dans mon fil d'actualité, j'ai aussi tellement de positif. Mon fil d'actualité regorge d'actifs, de créatifs, de créateurs, de rêveurs-réalisateurs... Toutes ces âmes qui créés les réalités dont ils ont un jour rêvé.
Oui,  on peut critiquer ce qui ne va pas et mettre en lumière les axes d'amélioration ; parallèlement, on peut aussi encenser les propositions, les réalisations, les prises de risques et les innovations de ceux qui nous entourent de près ou de loin.
Changer les choses à notre niveau, dans notre environnement immédiat et modifier son quotidien, sa réalité. Je veux faire partie de cette mouvance-là,. Celle qui fait du bien. Celle qui donne le sourire, celle qui rassure et assure que tout ira bien. La vie est juste parfaite.


Le concept AYOH est né de tous les bouleversements vécus, subits et provoqués en moi ces dernières années. Un nom, une identité qui est apparue comme une évidence lorsque j'ai bien voulu tendre l'oreille à cette petite voix qui raisonne au plus profond de moi depuis si longtemps. Le nom AYOH aux significations multiples "Bonjour, bienvenu et merci", découle d'un nécessaire retour aux sources.
L'urgence d'aborder le principe d'amour de soi. L'importance de s'aimer suffisamment pour écouter et donner du crédit à son ressenti. Lorsque l'on s'aime intensément l'on ne trouve aucun intérêt à distiller des ondes négatives ; car ce que l'on reproche ou critique chez l'autre n'est jamais plus que l'écho de nos propres peurs et/ou carences.
Quand tu prends conscience que toutes tes expériences de vie te préparaient à cette aventure-là, chaque "échec" est en réalité une formation pour que tu sois performante dans ta mission de vie. Enfin éveillée à cette réalité, tout prend son sens et tu sais que tout ira bien. La vie est juste parfaite.

La vie entière de l’individu n’est rien d’autre que le processus de donner naissance à soi-même.
— Erich Fromm 


La création de ce cocon qu'est AYOH est partie d'une démarche purement égoïste : la nécessité pour moi de coucher sur le papier quotidiennement des pensées qui font du bien, comme pour les rendre réelles. Commencer la journée dans la positivité, ça fait toute la différence.
Cette nouvelle routine m'a apporté tellement sur le plan physiologique, psychologique et émotionnel surtout. L'envie d'échanger et de partager ces apports s'est vite fait sentir, car la richesse n'a de réelle valeur que lorsqu'elle est partagée.

L'équipe AYOH vous propose donc de retrouver quotidiennement des citations, réflexions, vidéos, pensées... PO-SI-TI-VES
Des notes pleines d'AMOUR et de BIENVEILLANCE, comme ces petits mots d'amour que sèment les amoureux dans leurs petits nids d'amour.
Des petits mots qui réconfortent, qui poussent à la réflexion et au passage à l'action, des mots qui donnent le sourire, en somme des mots qui font du bien. Parallèlement à ça, nous nous retrouverons 1 fois tous les 2/3 mois pour partager les clés qui font la réussite de beaucoup d'entre nous ; créer une véritable émulation et un booste dans nos réalisations.


Je pourrai vous en parler ici pendant des heures, mais les monologues ne sont pas suffisamment constructifs à mon sens et ce voyage, je le fais avec vous. Nous vous proposons de commencer l'année en beauté en venant échanger et partager avec les panélistes et moi-même le samedi 28 janvier 2017 au Studio MRG. Toute les informations concernant l'événement ici et la billetterie ici
Pour cette première édition de l'année, je serai de nouveau entourée de femmes d'exception et d'amour.
Le début d'année est l'occasion de revoir ses objectifs, faire le bilan de l'année écoulée, et se fixer de nouveaux défis. Depuis quelques années, je ne pratique plus les "résolutions" du nouvel an. 
La vie est un challenge permanent, si je devais donc me prêter à la tradition ma seule et unique résolution serait "l'AMOUR", en mettre à toutes les sauces, partout, tout le temps. Ça fait tellement de bien. Faire le choix de l'amour est toujours une bonne idée, toujours riche d'enseignements et d'apprentissages. Se challenger et agir massivement pour soi et non pas contre l'autre. Faire les choses avec amour, avec passion, avec bienveillance mène toujours à la réussite.

Un petit conseil avant de vous quitter, sachez qu'hors du web la vie a tellement de saveurs. Profitez de la gourmandise de l'instant. Présent, à chaque moment.

Ayoh et meilleurs vœux pour 2017.

Gahi 

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BABI LA DOUCE



J'ai toujours aimé mon Afrique, jusqu'à ce que je sois en mesure de m'offrir mes vacances par mes propres moyens, ça a été le continent où j'ai le plus voyagé. J'ai foulé ses terres de la Guinée à la Mauritanie en passant par le Niger ou encore la Tunisie. J'en connais les rites, la gastronomie et ce légendaire sens de l'hospitalité.

Issue d'une famille de grands voyageurs, des grands-parents commerçants, un père dans l'aviation et une mère "expat" (et oui ça marche aussi dans ce sens); je ne pouvais pas y échapper.
Née en Côte d'Ivoire, j'ai rejoint ma maman en France à l'âge de 2 ans et y suis retournée à maintes reprises depuis. Pour moi Afrique rime avec vacances, l'on s'y rend pour retrouver la famille, se reposer et se ressourcer mais sûrement pas pour y faire du "tourisme". Cette foutue programmation mentale, je vous en parlerai dans un prochain article. 

Sur ma terre natale, jusqu'ici, mes seules visites étaient celles qui sont faites à la famille, les différentes virées dans les maquis de la fameuse rue princesse et les journées à la plage. Tourisme culturel ! Tourisme cultu-what ? Jamais entendu parlé.
Jusque très tard j'ai pensé que le tourisme culturel était exclusivement réservé aux pays dit "développés" (shame on me).
Je pourrai blâmer mes parents qui ne m'ont pas initier à ce type d'escapades, mais peut-on vraiment en vouloir à une maman qui se bat pour une vie meilleure dans un pays qui n'est pas le sien (et où on le lui rappel quotidiennement) ? Je ne pense pas.
Je pourrai également faire le procès des gouvernements africains, qui ne promeuvent pas ou très peu les richesses culturelles de leurs pays, en dehors de trio habituel : plages, restaurants et nightclub.
Mais encore une fois, lorsqu'un pays fait face à des troubles socio-politiques importants entre autres génocides et guerres civiles... Peut-on vraiment condamner un tel gouvernement ? Je ne pense pas non plus, d'ailleurs il y aurait beaucoup à dire sur le sujet mais ce n'est pas le propos.

C'est en flânant à travers les magnifiques clichés des contributeurs de sites comme VISITER L'AFRIQUE,  TRAVEL NOIRE ou encore dans les galeries photos de mes intagrammers préférés que j'ai pris conscience que je ne connaissais pas cette Afrique là et encore moins cette Côte d'Ivoire là.
Une nation en pleine ébullition sur le plan culturel, des plages qui n'ont rien à envier aux plus belles d'Europe ou d'ailleurs (la chaleur extrême en plus), une faune et une flore à faire pâlir la forêt amazonienne et une culture du "show" qui donnerai la fièvre aux plus grands fêtards de la planète.


C'est déterminée à découvrir cette Côte d'Ivoire là, que je m'attelle à préparer ce nouveau retour aux sources. Toute surexcitée, je déballe ma feuille de route à qui veut bien me prêter son attention, famille et ami(e)s, personne n'est épargné. J'ai tellement bien vendu mon "super trip" que ma petite sœur et 2  amies se joignent à moi. Il est important de préciser qu'une de mes amies est blanche et l'autre antillaise, sans vouloir verser dans le cliché, on peut dire que chacune avait quelques a priori.

Il fallait impérativement que chacune puisse disposer de son temps à sa guise. Nous avons donc opté pour une location AIRBNB, ce qui nous a permis de mieux organiser notre séjour entre les obligations familiales de ma soeur et moi, notre temps de repos et nos visites et excursions toutes les 4. C'est à Cocody, une des 9 communes très animées d'Abidjan, que nous avons posé nos valises. Cocody et ses différentes "Rivieras", de la Golf à la Palmeraie, accueillent une population très hétéroclite; notre choix s'est porté sur le quartier de la "Riviera Sainte Famille".





On ne rate pas une occasion de s'enjailler

À Abidjan il fait bon vivre et les Abidjanais prennent le temps d'en profiter. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Fêtards ou intellos, friands de petits plaisirs simples ou de grand luxe, tout le monde trouve son bonheur  à "Babi" (surnom donné à la capitale écoomique ivoirienne).
Nous voici donc parties pour écumer les galeries d'art, les bars branchés, les restaurants et maquis sans oublier les superbes plages alentour.
Je pourrai vous raconter les mille et une aventures que nous avons vécues sur Abidjan mais un article ne suffirai pas, il me faudrait écrire un livre. Voici donc ce que je retiendrai de ce séjour. Le voyage qui m'a permis de découvrir MON pays.


La chaleur
En avril dernier ce sont des températures avoisinant les 45 degrés, plus un taux d'humidité de 87% qui nous ont accueilli au sortir de l'avion. Un véritable coup de massue lorsque tu viens de quitter les 15 degrés de Paname city.
Je ne saurai que trop vous conseillez de vous PROTÉGER du soleil et de vous HYDRATER régulièrement, tout au long du séjour, même si vous ne ressentez pas la soif. Une insolation est vite arrivée.


Les transports
Nous avions aussi la possibilité de louer une voiture personnelle, mise à disposition par notre hôte, mais disons que les adresses sont assez approximatives à Abidjan donc il valait mieux connaitre. 
Comme la plupart des Ivoiriens nous nous déplacions uniquement en taxi ou en voiture personnelle (avec chauffeur). C'est pratique et pas excessif côté prix, même si le cumul peut peser lourd dans le budget vacances.
Chacune des communes d'Abidjan dispose de sa couleur de taxi (vert, bleu, jaune...) ceux-ci ne desservent que leur commune; puis les taxis orange relient toutes ces communes. Rassurez-vous on se familiarise très vite avec ces codes couleurs. 
D'autre part, aux heures de pointe, la circulation est juste "oufissime", les 30 minutes qui séparent Cocody de Yopougon peuvent facilement doubler voire plus.
Enfin point important, négocier toujours le tarif énoncé par le chauffeur. Les prix passent clairement du simple au triple pour un "binguiste" (un Français), car tout nous trahit de la posture aux tenues, sans oublier l'accent venu d'une autre planète que tu tentes naturellement de prendre pour te fondre dans la masse.

Si vous avez un petit budget, ou si vous souhaitez simplement vous mettre dans le bain vous pouvez vous déplacer en "gbaka". Ce sont ces minibus à prix réduits et fixes, couleurs vives et promiscuité assurées pour un trajet mémorable.

Cab Life

Source ici

Le "dabali"
Si comme moi vous aimez manger et je parle bien de gloutonnerie, vous serez comme un poisson dans l'eau à Abidjan car chaque coin de rue est un appel à la gourmandise. Des brochettes de boeuf, des alocos, de l'atiéké, des abolos, du poulet braisé, du poisson fumé, du mafé, du foutou banane... Mon ventre est vraiment nostalgique quand je repense à tout ces plats.

Si vous êtes à la Riviera demandez au taxi de vous déposer à "l'échangeur de la 2", en marchant un peu, vous trouverez une sorte de "food court" où les tanties vous proposent tous les plats précités et bien plus encore. Choisissez ce qui vous fait envie, commandez et installez-vous en salle; le temps de braiser votre poisson ou de piler votre foutou et vous êtes servis. Vous mangerez à la main avec des travailleurs en pause, des riverains ou des touristes aventurières comme nous.
Les restos pour expats et autres touristes référencés dans les guides sont supers mais ne reflètent pas vraiment la vie des Ivoiriens. Sortez des sentiez battus et découvrez le "dabali" bien de chez nous. Enjaillement de papilles garanti.

Et non je n'ai pas d'adresse particulière à vous recommander, j'ai mangé partout, dés que j'avais faim et je n'ai pas été déçue. Je suis ce que l'on appelle une "bouffe-tout", je goutte à tout mon seul critère est que cela me fasse envie et que le lieu soit propre. Ici je n'ai aucun mérite car ce sont les plats qui ont bercés mon enfance, mon palais et mes sens étaient à la fête.


L'Art 
Abidjan grouille d'artistes en tous genres, on met souvent en avant les chanteurs avec leurs textes incompréhensibles sur des sonorités qui envoutent les reins et déchainent les bassins des danseurs. Mais la ville regorge d'artistes et d'artisans de talents, de la peinture à la poterie, des écrivains aux illustrateurs tous ont un oeil affuté sur l'ancienne capitale.

Il y a toujours une manifestation qui fait la part belle aux disciplines artistiques. Tantôt au Plateau, tantôt à Treicheville ou à Cocody. Nous étions sur place lors du festival FEMUA, qui s'est achevé par le décès tragique, sur scène, de Papa WEMBA.

Il y a tellement de choses à dire sur le sujet que préfère vous proposer un article dédié à cette partie de mon voyage dés que possible.









Les plaisirs aquatiques
Avec la chaleur, le week-End le programme des Ivoiriens est le suivant : samedi à la plage et dimanche à la piscine.

C'est une plage laissée à l'abandon, depuis l'attentat du 13 mars, qui nous accueille; nous nous y promenons et sommes attirées, un peu par hasard, par un petit hôtel avec piscine, face à la mer.
Ni une, ni deux nous voilà installées au bord de la piscine de l'ETOILE DU SUD (théâtre de la tragédie). Il nous a fallu un certain temps avant de nous rendre compte du lieu où nous étions. Simple hasard ou militantisme inconscient, nous y étions.

La plage d'Assinie, située à plus de 100 kilomètres d'Abidjan, est aussi très prisée par les jeunes Ivoiriens.

Pour les piscines, tous les grands hôtels permettent l'accès à la piscine moyennant une certaine somme (entre 2000 et 10 000 CFA) même lorsque vous ne séjournez pas dans l'hôtel. Vous pourrez y déguster toutes les spécialités ivoiriennes et de délicieux cocktails au bord de l'eau.
Nous avons choisi l'ivoire golf club, dont la piscine olympique vous ferait presque oublier les 10 kilomètres de pelouse, celle-ci fera cependant le bonheur des amateurs de golf. Alors faites vos jeux et faites-vous plaisir.

Hôtel Ivoire
Ivoire Golf Club
Hôtel du Golf

Je vous laisse sur ces belles photos et vous retrouve tout bientôt. Prenez soin de vous.








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L'ENTREPRENEURIAT AU FEMININ : MARIANNE SANE



Voici enfin une nouvelle interview de femmes inspirantes et ordinaires qui décident se laisser guider par la PASSION et rendent leur quotidien EXTRAORDINAIRE.

C'est lors du festival "Artpress Yourself", en novembre dernier, que j'ai rencontré Marianne SANÉ, une artiste peintre autodidacte, délicate et touchante. Elle peint des personnages noirs, souvent des femmes, souvent figées à un instant t de leurs vies. Des autoportraits ? Peut-être bien. Une analyse de notre société ? Très souvent.

Touchée et emportée dans l'univers de cette artiste, c'est toute excitée que je me jette sur Marianne pour lui proposer une interview; c'est une jeune femme calme et réservée qui m'accueille et accepte de nous faire découvrir son monde parallèle.

C'est dans un espace de co-working dans le 11ième, que la jolie dakaroise nous raconte comment et pourquoi elle décide de poser ses valises dans la capitale parisienne.

Bon voyage.




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